Togo : A Kpalimé, l’ANSAT organise trois (3) jours d’atelier de validation du document de stratégie nationale de stockage du Togo

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Togo : A Kpalimé, l’ANSAT organise trois (3) jours d’atelier de validation du document de stratégie nationale de stockage du Togo

L’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) organise depuis ce mardi 17 novembre 2020, un atelier de validation du document de stratégie nationale de stockage au Togo.

A 135 km de Lomé, c’est l’hôtel du 30 août de Kpalimé qui abrite cette rencontre d’experts et d’acteurs du secteur agricole du pays.

Photo de famille des participants de l’atelier de validation à l’hôtel du 30 Août de Kpalimé


La cérémonie d’ouverture de cet atelier a connu la présence du Directeur Général de l’ANSAT, Col. Ouro-Koura Agadazi qui avait à ses côtés la représentante du Ministre de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, le représentant de l’ARAA mais aussi, le Prefet de Kloto.

Dans son mot de bienvenue, le Prefet de Kloto tout en souhaitant la bienvenue aux participants de cet atelier a relevé l’importance de cette rencontre estimant que : “La voie du développement passe par la voie de l’agriculture.” a-t-il déclaré avant de témoigner sa gratitude à l’ANSAT pour le travail abattu sur l’étendue du territoire national. Des remerciements qu’il a formulé au Chef de l’État S.E. Faure Essozimna Gnassingbé.
Il a conclu son propos en exhortant les participants à cet atelier à œuvrer de manière active pour que la validation de ce document puisse contribuer significativement au mieux-être de l’Agriculture Togolaise.

Dans la même veine, le Directeur général de l’ANSAT, Col. Ouro-Koura Agadazi prenant la parole à tenu non seulement à remercier les participants ayant effectué le déplacement de Kpalimé pour cette rencontre cruciale mais aussi et surtout féliciter la Secrétaire Générale du ministère en charge de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural pour l’étroitesse de la collaboration consentie avec l’ANSAT dans l’élaboration dudit document-cadre qui retrace les grands axes des actions ciblées menées sur l’ensemble du territoire et dans l’espace CEDEAO.

Le Directeur Général de l’ANSAT, Col. Ouro-Koura Agadazi

Le premier responsable de l’ANSAT a d’entrée situé ladite rencontre dans son contexte ; un contexte qui se caractérise par une multiplicité de crises aux facteurs variables. Une situation qui n’a pas laissé indifférente la Conférence des Chefs d’États de la CEDEAO qui a décidé de la création des réserves régionales de securité alimentaire. Une noble décision qui fait suite, à l’adoption en 2012 de la stratégie de la réserve de sécurité alimentaire au niveau de notre espace communautaire. Une démarche qui met l’accent sur la complémentarité des trois (3) niveaux de stocks que sont au premier niveau, les stocks de sécurité gérés par les paysans, organisations paysannes, collectivités locales, les commerçant(e)s.
Le deuxième niveau relevé est constitué des stocks nationaux gérés par les offices ou Agences de sécurité alimentaire. Le troisième et dernier niveau étant le stock régional.


Face à l’assistance, le Directeur général de l’ANSAT a fait remarquer la pleine activité de ce dispositif sous régional qui a permis selon lui, de mener une dizaine d’interventions au sein de l’espace CEDEAO.
Le travail de recherche et d’accompagnement de l’ARAA bras technique de la CEDEAO dans l’élaboration des projets de renforcement de capacités dans le secteur agricole n’a pas été passé sous silence par le premier responsable de la structure en charge de l’autosuffisance alimentaire, qui s’est dit satisfait de leur collaboration.

Le DG de l’ANSAT et le représentant de l’ARAA


” Nous attendons beaucoup de vous au cours de cet atelier pour nous fournir toute l’expertise que vous incarnez au sein des différentes filières afin que le document qui sortira au bout des trois (3) jours puissent avoir l’assentiment de tous les acteurs.” va-t-il conclure s’adressant aux participants.

Présent à cette rencontre d’experts, le représentant de l’ARAA a tenu à préciser que l’initiative actuelle s’inscrit dans le cadre de l’appui de la CEDEAO à tous les Etats membres pour renforcer les systèmes nationaux de stockage.


Le Projet d’appui pour le stockage et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest a été financé par l’Union Européenne à hauteur de 56 millions d’Euros.
Un appui qui permet le renforcement des capacités en la matière.

Le représentant de l’ARAA

Dans un contexte actuel tout particulier et caractérisé par la pandémie mondiale de la Covid-19 : ” qui a réduit les circuits d’approvisionnement du fait de la fermerture des frontières.” a-t-il souligner, le représentant de l’ARAA a fait remarquer que : ” cette pandémie vient rendre encore pertinente la question de stockage de securité alimentaire que doit adopter chaque Etat membre en cette période de crise.” a-t-il renchérit tout en mettant en lumière la vision de la CEDEAO qui a décidé d’accompagner tous ses Etats membres à se doter de politiques et de stratégies nationales de stockage, à renforcer le instruments de gouvernance de ces stocks nationaux mais aussi les capacités des gestionnaires de stocks et des comptables des différentes structures.

Une réunion du genre en vue de la validation du document de stratégie nationale de stockage se tenant également ce mardi en Gambie, c’est dire l’importance qu’attachent les décideurs de la sous-region à la question de la prévoyance et de l’entraide dans le domaine de la sécurité alimentaire. Une volonté manifeste que continue de démontrer le Togo à travers le leadership de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé qui a instruit le gouvernement et par ricochet l’ANSAT à œuvrer dans ce sens en témoigne la présence à cet atelier de la représentante du Ministre de l’agriculture, de l’élevage et du Développement rural.

La Secrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture,
représentante du ministre


Avant de délivrer le mot du ministre de l’agriculture, elle a tenu à lancer une invitation à tous pour la promotion de la consommation locale afin de permettre à notre pays non seulement d’exporter mais aussi d’équilibrer sa balance commerciale.
Lu par sa représentante à cet atelier, le message du ministre de l’agriculture a d’abord rendu un vibrant hommage aux Chefs d’États de la sous-region pour leur engagement sans faille à la question de la sécurité et l’autosuffisance alimentaires : ” la persistance et la multiplication des crises et leurs causes qui vont des changements climatiques à l’insécurité et aux déplacements forcés des populations et crises sanitaires telles que celles que nous vivons en ce moment qui a commencé depuis 2019 et qui est lié au Covid-19, remettent en question les efforts des plus hautes autorités de notre espace communautaire pour garantir une sécurité alimentaire structurelle à plus de 300 millions d’âmes de notre sous-région malgré les progrès remarquables réalisés ces dernières années dans la production et les politiques nationales de stockage agricole.” a-t-il noté avant de mettre en relief le tableau symptomatique en la matière dans la sous-région : ” le système d’alerte des États-unis note à ce stade un basculement d’un nombre important de populations dans la phase d’urgence d’insécurité alimentaire (…) qu’il me soit permis de rendre un hommage solennel aux Chefs d’États et de gouvernements de la CEDEAO pour l’initiative salutaire qu’ils ont prise en 2013 de créer la réserve régionale de la sécurité alimentaire dont la stratégie régionale de stockage est fondée sur la consolidation de la complémentarité des trois (3) lignes de défense face aux crises alimentaires et nutritionnelles que sont les stocks de proximité, les stocks nationaux de sécurité et les réserves régionales de sécurité alimentaire.” a-t-il indiqué.

Lançant solennellement les trois (3) jours de travaux par l’entremise de sa représentante, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural a mis en lumière le fait de l’adaptation les instruments validés de réponse aux crises alimentaires au nouveau contexte national marqué par la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) initié par le Chef de l’État S.E Faure Essozimna Gnassingbé, qui vise à l’horizon 2030 l’émergence d’une agriculture moderne et durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale et d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables.

Pour le Directeur général de l’Agence National de la Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT), le rendez-vous de Kpalimé à travers la validation de ce document reste un tournant déterminant dans la phase cruciale de l’implémentation de la stratégie nationale de stockage : ” Dans ce document nous avions pris en compte trois (3) grandes filières. La filière végétale, avec une dominance de maïs et dans cette filière le Togo excelle parce que nous avons des excédents de production grâce au gouvernement togolais qui a mis en place des organes de gestion des stocks depuis les zones les plus reculées jusqu’aux centres urbains au point de quantifier les excédents qui servent à soutenir les pays voisins en cas de besoin. Le Togo se porte très bien en matière de gestion des stocks émanant de la filière végétale. Contrairement, les deux (2) autres filières notamment la filière halieutique et la filières viande, intégrées dans le document de stratégie ont quelques difficultés à s’épanouir parce que nous n’avons pas une production qui nous permette de couvrir les besoins au niveau national. Ces faiblesses ont été prises en compte par le document qui a défini les lignes au travers desquelles les actions doivent être menées pour accélérer la production. Au-delà de l’accélération de la production, il y a la structuration des intervenants sur cette chaîne de valeurs de façon à ce qu’on définisse au mieux les interactions qui devraient être menées au sein de ces acteurs pour porter la couverture des besoins au niveau national et éventuellement envisager une exportation de ces produits vers la sous-région ou sur le plan international surtout que le document a pris en compte les actions du secteur privé et c’est qui a fondametalement manqué au sein de ces deux (2) filières entraînant malheureusement les déficits de couverture que nous avons chaque année.” a-t-il relevé après avoir presenté le contexte justificatif de cette rencontre: “Nous vivons un nouveau contexte marqué par une multiplication des crises marquées par une variabilité de leurs causes qui risquent d’annuler tous les efforts qui ont été consentis au niveau de notre espace communautaire. C’est pourquoi la CEDEAO a mobilisé les ressources pour accompagner les 15 pays membres de cet espace dans l’élaboration d’une nouvelle politique de stockage avec des outils qui s’adaptent au mieux aux nouveaux enjeux et défis liés à la sécurité alimentaire mais en prenant en compte les objectifs des différents plans nationaux de développement qui sont montés au niveau de chaque pays. Aujourd’hui, le Togo à travers l’appui de la CEDEAO et de l’ARAA s’offre une nouvelle note stratégique de gestion des stocks. Ce document fait l’objet de partage entre les différents experts dans le domaine de la sécurité alimentaire qui vont animer les débats pendant trois (3) jours et apporter leurs observations pour qu’au finish le document qui sortira puisse avoir l’assentiment des acteurs du niveau 1, 2 et 3.” a-t-il espéré.

Cet atelier de trois (3) jours organisé à Kpalimé par l’ANSAT connaîtra son épilogue avec la validation de ce document de stratégie nationale de stockage.

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